Il y a 13 ans
mercredi 22 avril 2015
L'année CONAN
2015 a commencé avec le Kickstarter pour le jeu de plateau « Conan » par Monolith. Un projet de Frédéric Henry, dont j'ai eu le plaisir de côtoyer l'enthousiasme, et d'une équipe de qualité regroupée autour de lui (dont Adrian Smith pour les concepts visuels, excusez du peu).
Bien entendu, en grand fan du personnage créé par Howard, je ne pouvais y échapper. Bon, les royaumes hyboréens possèdent un charme irrésistible pour moi depuis toujours.
J'ai rencontré le personnage de Conan pour la première fois lors de mon adolescence, alors que, découvrant la Fantasy, j'ingurgitais un peu tout ce que je trouvais sur le thème. Je découvrais plus tard le film de Miller (avec Schwarzy, pas si mal en fin de compte même si offrant une vision différente du héros) et les bandes dessinées de Roy Thomas (avec Barry Windsor-Smith ou John Buscema au dessin), mais la plume de Robert Howard, son sens du récit et son univers m'avaient déjà convaincu.
Je crois que beaucoup de gens ont une image assez fausse d'ailleurs de ce héros. Sans doute, à travers une iconographie simpliste (et les films dont le très discutable « Conan le destructeur »), le barbare apparaît comme une caricature de guerrier tout en force et sans subtilité. À ceux qui pensent cela, je conseille de se plonger dans les aventures originales du cimmérien (rééditées il y a peu chez Bragelonne).
En plus d'une écriture aussi plaisante qu'évocatrice, le décor hyborien se déploie dans toute sa splendeur devant notre imaginaire, faisant des histoires de Conan sans doute encore ce qui existe de mieux dans le genre Sword & Sorcery.
Je parle des nouvelles de Howard, bien entendu; Dès mes premières lectures, j'ai vite différencié son travail de celui de Sprague de Camp ou autres continuateurs. Je dois reconnaître au premier un véritable effort de fournir une saga cohérente et d'avoir permis la diffusion de l'intégralité de l'oeuvre. Toutefois, lui comme les autres auteurs s'étant essayés au personnage, n'ont jamais su me plonger dans ce monde avec la même intensité que le créateur de Conan. Et des pastiches, il en existe un certain nombre (tant en français, qu'en anglais encore non traduits). Quelques-uns (beaucoup?) s'alignent sur les étagères de ma bibliothèque, entre les jeux de rôle et les comics dédiés aux Royaumes Hyboriens. Honnêtement, je ne les ai pas tous lu (les pastiches, les BD oui), n'ayant jamais vraiment eu le courage de m'infliger cela. Mais l'ensemble constitue une collection dans laquelle je puise parfois un bien agréable moment de lecture ou de feuilletage.
Bref, tout ça pour en arriver où, à part répéter que les aventures de Conan le Cimmérien sont à découvrir si vous ne vous y êtes jamais essayé (si, si, je vous l'assure).
Et bien, avec ce retour ludique en force du héros barbare, j'ai eu envie de me lancer un défi : 2015 sera mon année Conan. Je vais donc lire TOUS les romans dans ma bibliothèque qui lui sont consacrés. Oui, tous ! Ceux en français comme ceux en anglais. Les récits de Howard comme les histoires de ceux qu'il a inspiré. Les aventures incroyables comme les plus pénibles. Tous !
Bon, bien évidemment, d'abord commencer par les originaux. Et me revoilà plongé dans des récits aussi fabuleux que « les clous rouges », « le colosse noir », "une sorcière viendra au monde" ou « Par-delà la Rivière du Tonnerre ».
Le plaisir est intact, avec en plus, celui de (re)découvrir de nombreux détails. Ensuite, les autres...
Tout ça en 2015. L'année Conan...
Un dernier truc : je compte bien relever le défi (vraiment), mais pour cela il faudrait peut-être aussi que j'arrête d'ajouter des bouquins à la liste des pastiches, ce qui complique quand même la tâche. Et puis, j'ai aussi renoncé (pour le moment) à vérifier les différences entre les traductions et les versions originales. Plus tard peut-être...
lundi 20 avril 2015
C'est pas grand chose...
… mais ça fait toujours plaisir.
Je ne suis pas un adepte des livres au format électronique. Je n'ai pas de tablette, je n'en veux pas et, quand j'en ai une dans les mains, j'ai toujours l'impression qu'il me manque quelque chose ainsi : le contact, le plaisir physique de tourner les pages du bout des doigts, de choisir un beau marque-page qui colle au thème, d'aller dans une librairie pour choisir la prochaine lecture... Sans doute un effet de génération, je suis peut-être simplement trop vieux, trop inadapté ou trop traditionaliste. Ce qui me rassure, c'est que ma fille, malgré sa tablette de lecture, continue à entasser des bouquins de papiers...
D'un autre côté, je ne suis pas contre ce format non plus. Je comprends l'aspect pratique de la chose, la rapidité et la facilité d'accès, la diffusion plus large et plus directe pour l'éditeur... Ce n'est donc juste pas pour moi.
Du coup, quand le Petit Caveau m'a annoncé que « Kath : renaissance » sortirait sous format électronique, je me suis contenté d'un « Ah ? Ok » des plus laconiques. Pas mon univers, pas l'impression d'être vraiment concerné, sensation étrange quand on y réfléchit, parce que ça reste l'histoire que j'ai imaginée et écrite après tout. Mais bon, allez comprendre... Moi j'ai renoncé.
Du coup, quand j'ai reçu un message m'annonçant que le bouquin (format ebook donc) marchait très bien, j'ai été un peu surpris. Puis j'ai pu jeter un œil à ce système de classement sur un site de vente en ligne au nom d'un fleuve bien connu, pour découvrir qu'en effet, les aventures de Kath séduisait un public non négligeable. Très bien, j'en prends déjà note, avant de (peut-être) tenter de m'intéresser un peu plus au sujet. Je ne suis toujours pas convaincu par le format, pour une utilisation personnelle, mais du coup, je l'intègre désormais plus dans ma vision globale des choses. Merci donc à celles et ceux qui ont choisi de découvrir le roman par ce biais, et qui me permettent ainsi de reconsidérer mon point de vue initial. Et puis, un bon classement, ce n'est pas grand chose... mais ça fait toujours plaisir.
Et dans la même veine, j'ai donc présenté Kath lors du salon de Monflanquin, début avril. En plus d'avoir pu échanger avec les gens de passage sur le sujet du fantastique et de l'imaginaire, de discuter avec d'autres auteurs et d'avoir (dans les deux cas), fait de chouettes rencontres (dont le propriétaire très sympathique d'une librairie de Villeneuve sur Lot et un passionné d'arts martiaux avec lequel nous avons longuement disserté sur les 7 royaumes combattants), je tiens à remercier Muriel Tourbe pour son accueil et sa gaité (les crêpes étaient délicieuses ! parole de breton)
samedi 21 mars 2015
Oni & Samurai

Bushidô : un cadre de campagne
Préparation des travaux à venir et remise à plat des projets en cours étant de mise en ce moment, j'en profite pour replonger dans les tréfonds de mes archives, notes papiers dans des tiroirs poussiéreux et dossiers oubliés au fond des disques durs.
Et, un petit sourire aux lèvres après une plongée en apnée dans les méandres des épanchements de mon cerveau, j'en ressors parfois un petit quelque chose qui fait plaisir à retrouver, comme un vieux copain que l'on n'a pas vu depuis trop longtemps mais que l'on est bien content de savoir toujours là.
Parmi ces fichiers à classer entre « ah oui, c'est vrai ! » et « ça peut servir », quelques séries de notes, de compte-rendu, d'aides de jeu accumulés au long de trente années de jeu de rôle.
Ok, ça fait plaisir de se voyager à nouveau dans sa mémoire ludique, et après ?
Et après, j'ai envie du coup d'ouvrir une rubrique « à vous de jouer ». C'est-à-dire, plus précisément, de mettre ce matériel à disposition des autres rôlistes que cela pourrait intéresser. Ho ! Pas trop d'enthousiasme et d'espoir non plus, les amis. Il ne s'agit pas de jeux complets et révolutionnaires, d'univers ultra détaillés ou de suppléments indispensables-que-comment-j'ai-pu-jouer-jusque-là-sans ?
Non, bien plus modestement, il s'agit plus de pistes et de ressources pour titiller l'imagination de mes collègues meneurs de jeu. Bref, vous allez bien voir.
Et pour commencer, Bushidô.
Alors, en guise de prologue, un peu d'histoire à ce sujet. Je ne reviendrai pas sur le jeu en lui-même, l'ami Géraud dans la rubrique « rétro » du Casus Belli n°11 en a dit tout ce qu'il y avait à en dire.
Non, quelque chose de plus personnel.
J'ai treize ans, je viens de découvrir le jeu de rôle avec Méga et, un élève de ma classe déjà rôliste me lance « si ça te dit, mon frère a ramené un jeu des US, ça peut t'intéresser ». À l'époque je pratique déjà les arts martiaux, j'aime les films de samurai et lorsqu'il me met sous le nez la boite de Bushidô (version FGU), avec sa superbe couverture et ses livrets inspirants, je craque. Hop, tout l'argent de poche y passe et le précieux devient mien.
Bon, collégien, mon anglais est encore fébrile, et je vais revenir à l'Appel de Cthulhu ou JRTM quelques temps encore avant de me lancer. Ce sera le principal moteur de mon envie d'apprendre cette langue d'ailleurs. Dans les années qui suivent, je savoure chaque page des deux livrets et me familiarise avec.
Le lycée arrive, le club de JDR, un nouveau groupe, un jeu ? : ce sera Bushidô. S'ensuit trois années de campagne (mon anglais s'est nettement amélioré entre temps) inoubliables (casting, pour leur rendre hommage au passage : Laurent, Alain, Arnaud et Nicolas).
La fac, nouveau groupe, encore Bushidô, moins suivi, mais plein de bons moments une fois de plus.
Je l'avoue, ma connaissance du Japon historique à l'époque était bien moindre et nous faisions plus du « med/fan sauce nippone » que de suivre un décor historique. Et cela fonctionnait très bien (« Nippon is not Japan » comme le disent les auteurs du jeu).
Et puis le jeu a trouvé peu à peu une place de vénérable ancêtre dans la ludothèque. D'autres lui ont succédé, d'autres univers. La vieille boîte FGU, usées et tordue, trônait fièrement sur son étagère, dans un repos bien mérité d'où je la tire de temps en temps pour feuilleter quelques pages.
Quelques années passent et mes joueurs, pour un anniversaire, m'offrent... Bushidô, la boite VF. En plus du fait qu'ils sont adorables, je replonge. Et découvre pour la première fois le jeu dans ma langue natale, des années après sa sortie par Hexagonal. Alors on n'y rejouera pas, mais au fur et à mesure de la lecture un carnet reçoit quelques notes et un cadre de campagne se fait jour.
L'idée : un clan déchu qui agit comme agents secrets pour un clan plus puissant. Des spécialistes du combat contre les menaces surnaturelles. Une situation politique explosive, des intrigues de cour, une menace insidieuse, des pistes de romances, de l'honneur, de la gloire et des sacrifices.
C'est cela que je vous propose aujourd'hui, juste pour le plaisir d'y jeter un œil (ah, toi aussi tu as adoré jouer un samurai, n'est-ce pas?) ou d'en faire quelque chose.
Pour Bushidô bien entendu, mais comme il n'y a là aucune caractéristique technique, cela devrait être aisément adaptable à Tenga, Sengoku ou même Oriental Adventures ou La légende des Cinq Anneaux.
Bon jeu !
Cadre de campagne pour Bushidô
Les personnages sont les descendants (deuxième génération) ou membres (première génération) d'un clan déchu dont le nom a été effacé (le clan Shinzen).
Mais cette déchéance, à la suite d'une guerre perdue, était un calcul du daimyô du clan, un plan mis au point avec son seigneur afin de protéger ses fidèles et les faire entrer dans la clandestinité. Puis le daimyô effectua le rituel du seppuku et, trente ans plus tard, les gens ont plus ou moins oublié ces événements.
Aujourd'hui : les PJ sont rappelés par le lieutenant du daimyô qui était caché sous l'identité d'un simple tenancier d'auberge (dans un petit hameau, un relais sur une route commerciale vers la capitale). Cet homme (Yomichi, 61 ans) a été contacté par un noble proche de l'empereur. Hôte du seigneur de la région, il observe et manipule les forces en présence et décide de réactiver le clan pour accomplir des missions secrètes / discrètes et mener l'enquête sur une menace surnaturelle annoncée par un augure...
Pistes de scénarios :
Révéler les complots et intrigues qui se trament dans la région et, à plus grande échelle, contre le gouvernement impérial.
Préparer la guerre qui s'annonce (diplomatie, ralliement, assassinats, prise de places fortes, escarmouches...)
Laver l'honneur du clan, lui rendre sa place (l'héritier du clan est un jeune garçon sans éducation caché dans une famille de simples paysans : Mokoto).
Quête mystique (les trente-neuf démons encore présents dans le Nippon) et un groupe de sorciers envisagent de rouvrir la porte des enfers.
Le clan des PJ :
Clan ancestral lié au premier empereur, discret et secret, gardien de savoirs occultes.
Forme des chasseurs de démons, conserve un secret initial lié à l'avènement du premier empereur, gardiens du portail vers les enfers, aujourd'hui oublié sauf d'une communauté de Yamabushi qui veille sur la porte scellée.
Les PJ : options possibles
ninja (un groupe formé par une partie du clan tombée dans la clandestinité, des espions surtout)
samurai : héritier du maître d'armes du clan, des techniques secrètes à redécouvrir
budoka : tradition ancestrale, techniques de combat contre les démons
gakusho : shintoïste, protecteur et diplomate
shugenja : chasseur de démon
Couvertures des PJ : options possibles selon la classe
apprenti forgeron : samurai, budoka
scribe, fonctionnaire : shugenja, samurai
paysan : budoka, gakusho
acolyte : gakusho
acrobate : ninja
Eléments de la campagne
Il est possible d'utiliser "Valley of the Mists" comme point de départ géographique et lancer les premiers scénarios.
Clan des PJ : clan Shinzen
Villages où vivent les PJ : Hirato, Izuyima
Seigneur de la province : Tsudake Myori, du clan ancestral Tsudake
Mon : un cercle blanc sur fond rouge. Clan riche mais étendu sur un domaine vaste et morcelé. Nombreux vassaux, pas tous fiables. Une grande forteresse : Hijeki.
Clan ennemi : clan Jichin, dirigé par Jichin Kido (mais en vérité, il est lui-même contrôlé par son épouse, Ikade (une démone).
Mon : Un crabe noir sur fond bleu clair.
Grande cité portuaire, territoire peu étendu mais bien contrôlé, flotte importante.
Chef de la cabale des sorciers visant à ramener et contrôler les trente-neuf démons : Bunzon
Occupe les ruines d'un palais oublié (le palais du premier empereur) dans une forêt dense. Possède de nombreux espions et une garde de bakemono. Veut rallier les tribus de créatures sauvages, peut changer d'apparence. Initie trois disciples parmi des jeunes nobles ambitieux et corrompus.
Clans pouvant être alliés :
Takeda, dirigé par Takeda Hinoue, au nord de l'archipel, clan de cavaliers émérites et traditionalistes, seigneur ambitieux, domaine agricole très riche. Loyal à l'empereur, déteste Nobudo Hideori. Impétueux et arrogant.
Mon : Quatre losanges blancs disposés en losange sur fond noir.
Ichikawa, dirigé par Ichikawa Kimiko (fille de Tezuka, elle a pris les rênes du clan à la mort de son père, un an plus tôt, sous les coups de ninja dont on ignore encore les commanditaires). Clan mineur mais qui garde une passe importante dans les montagnes centrales. Un clan de Tengu est l'allié ancestral du clan Ichikawa, mais ces créatures se retirent peu à peu du monde.
Mon : Trois cercles attachés en triangle, noirs sur fond jaune
Clans ennemis
Nobudo, dirigé par Hideori, vise le shogunat, veut forcer la main à l'empereur, prévoit une conquête des clans voisins, armée disciplinée et nombreuse, armures et étendards rouges.
Mon : Trois disques dorés l'un sous l'autre sur fond noir.
Contrôle un clan de ninjas et une grande partie du commerce sur la grande route de l'est.
Dato, dirigé par Dato Saburo, allié de circonstance au clan Nobudo, servile mais peu fiable, appât du gain, connexion avec une faction bouddhiste de la capitale (faction Hitori) cherchant à s'imposer à la cour impériale.
Mon : un papillon blanc sur fond vert
Clan impérial : clan Minamoto, dirigé par l'empereur Imeji
le chef de ses armées, Fukuda Toyotomi, envisage une grande expédition de conquête en Corée (pour le gain matériel et pour diviser et affaiblir les clans vassaux)
Un lotus blanc dans un cercle sur fond rouge
PNJ importants
le noble impérial : Hojo Nabatsu. Retors et manipulateur, capable du pire pour remplir sa tâche et ne pas faillir à sa mission: empécher que le Nippon ne sombre dans le chaos. Pour le bien du plus grand nombre...
à Izuyima: un chef yakuza pragmatique et populaire, Gosuke, gérant d'un maison de jeu.
Une confrérie de moines bouddhistes, un monastère isolé au bord d'un lac de montagne, gardiens d'une bibliothèque de documents occultes divers et variés dont de nombreux textes ésotériques chinois et le seul et unique récit de l'avènement du premier empereur. Abbé : Kyôgô. Parmi les moines, un ancien samurai du clan Shinzen, aujourd'hui très âgé, s'est rasé le crâne et vit retiré au monastère.
Un moine shinto dérangé vivant en ermite au bord d'une forêt, mais doué de visions prémonitoires absconses : Hotaro.
Un clan yakuza agressif, le gang Murada, se forgeant un territoire à Hirato (trafic d'une drogue venue de Chine, alliance avec le clan Dato).
Un espion ninja se faisant passer pour un marchand de saké : Bunjo. L’œil de l'empereur.
Une jeune aveugle attire le public dans une maison de plaisirs par sa voix cristalline et sa maîtrise du biwa. Elle est la fille illégitime de Nobudo Hideori, nommée Ikii, exilée ici et surveillée par un samurai du clan déguisé en simple rônin ivrogne. Ikii ignore sa véritable ascendance, elle sait juste qu'elle a été abandonnée par son père, sa mère est morte dans la misère et elle rêve de se venger.
Une bande de voleurs de grands chemins, chapardeurs dans les fermes alentours, sévit sur la route vers la grande ville. La bande est menée par la jeune Dasuki et se compose d'une quinzaine d'adolescents orphelins, plus gênants que nuisibles. Alliance possible avec les PJ.
Un chef de village agricole, ancien scribe du clan Shinzen. Vieillard presque sourd mais il sait beaucoup de choses sur les gens au pouvoirs dans la région.
Un émissaire de la cour impérial, chargé des taxes : Jujichi Sando. Traître, il renseigne Nobudo Hideori.
Une fille de l'empereur, Sukyo, éduquée au palais Tsudake, rôle de diplomate auprès de ce clan. Promise à Myiori, mais lui est âgé de 52 ans, elle de 17. Erudite, elle est accompagnée d'un mentor, un sage coréen nommé Jun Jin. Relation amoureuse possible avec un des PJ.
Un rônin manchot maître du sabre : Hondo
Un sage retiré dans une ancienne pagode au fond d'un marais difficile d'accès. C'est un ogre-mage sous apparence humaine, aussi savant que cruel : Kyuji.
mardi 10 mars 2015
Dungeons & Dragons : nouveau départ
Bien entendu, ce n'est pas une nouveauté. La dernière mouture du plus célèbre des jeux de rôle n'est pas récente puisqu'elle est sortie l'été dernier. Non, quand je parle de nouveau départ, il s'agit plutôt de mon rapport (complexe et conflictuel) avec l'ancêtre. Et comme je sais ne pas être le seul dans ce cas, un petit retour, un avis et quelques pistes à partager.
Rapport complexe donc, parce que je ne suis pas un enfant de D&D. J'entends par là que si j'ai bien commencé le JDR en 1983 (ouch, ça pique toujours), ce ne sont pas les livres de E. Gary Gygax qui m'ont servi de guide. Pour moi, ce furent plutôt Méga, Bushidô (on en reparle bientôt), JRTM et L'appel de Cthulhu qui me permirent de faire mes premières armes. Certes, j'ai eu très tôt la boite rouge entre les mains. Certes, j'ai joué quelques parties au club du lycée parce que 90% des membres pratiquaient AD&D (1° édition). Certes j'ai mené une campagne sur quelques mois dans l'univers de Laelith et avec les règles basiques modifiées. Mais je ne me considère pas comme un « donjoneux » car tout cela reste anecdotique dans mon parcours ludique. Et pourtant...
Et pourtant j'ai acheté la 2° édition à sa sortie, suite à un long article dans Casus Belli d'ailleurs, lu et adoré certains univers (Dragonlance, Dark Suns, Ravenloft et surtout Planescape). Mais pas joué.
Je possède les livres de la 3° édition, j'ai essayé de les lire avant de comprendre que ce n'était pas pour moi. J'ai lu pas mal d'univers ici encore (Freeport, Dragonlance 5°Age...), mais sans franchir le pas.
J'ai une belle collection de D&D 4° édition. Lus pour la plupart, appréciés pour certains (les DMG sont particulièrement bien faits à mon sens) mais l'approche n'est pas pour moi.
Et puis il y a eu D&D next. Le Playtest. Bon, je ne joue pas à donj', mais je suis curieux de nature. J'ai donc suivi ça de plus ou moins loin, trouvant ici des choses qui me laissaient perplexes et là d'autres qui me tiraient un « ah ouais, bien vu ». Les scénarios « Murders in Baldur' Gate » et « Legacy of the Crystal Shard » m'ont fait hausser un sourcil avec l'idée que ce serait sympa de les faire jouer.
Je suppose qu'il était donc tout à fait naturel que j'achète la boite d'initiation et le Player's handbook dès leur sortie. Tout naturel. Et donc lus. Et donc convaincu. Si si.
Pour la première fois depuis longtemps (la boîte rouge donc), j'ai envie de faire jouer à Donjons et Dragons. À cause d'un système qui me convient et me parle, que j'imagine très bien en jeu et mettre facilement à ma main (et à celle de mes compagnons d'aventures qui sont tout sauf des joueurs de règles ou des optimisateurs). À cause de choix ludiques qui m'inspirent (les historiques, le système avantage/désavantage, les classes retenues...). À cause de scénarios sympas et que je me vois très bien mettre en scène.
1983 – 2015. Trente-deux ans de JDR et sans doute enfin converti : je veux jouer à Dungeons & Dragons !
lundi 9 mars 2015
Au printemps, on sort la tête...
Pas que l'hiver ait vraiment été propice à l'hibernation, mais bon.
Le retour du soleil et des barbecues, les fleurs qui éclosent et les grues qui rentrent, on sent bien qu'une activité frémissante et productive se remet en place, rythme un peu plus soutenu que durant la période des frimas.
Mammifère que je suis, famille des ours mal léchés selon certains, je n'échappe pas à la règle. Entre bilan de fin d'année (un peu tardif j'en conviens), reprise d'écriture un peu plus intense et nouveaux projets qui viennent rejoindre la pile de « à faire, pas encore en retard mais cela ne saurait tarder », il est temps de s'y mettre.
En commençant par repointer un bout de museau sur ce blog.
L'année 2014 a donc été des plus sympathiques et s'est finie plutôt bien. Après un salon Animasia particulièrement réussi en terme d'accueil pour la trilogie « Coeur de Jade, lame du dragon », la sortie de « Kath : Renaissance » a permis de se lancer dans la promotion du roman qui se poursuit actuellement.
Le livre, premier tome d'une série, mais l'intrigue reste complète avec un dénouement interne, a reçu de bons échos, j'en ai déjà parlé ici. Sorti au format numérique en début d'année, j'ai eu le plaisir de le voir apparaître à une très honorable 24° place des ventes dans la boutique « livres de science-fiction » d'une plate-forme internet bien connue.
Le week-end dernier, je présentais donc « Kath : renaissance » au salon du livre et de la bande dessinée de Sadirac (33) où, en plus d'un formidable accueil des organisateurs (encore merci à vous), la journée fut émaillée de nombreuses rencontres et discussions dans un cadre agréables (et donc merci à Delphine, Christophe, Sophie, Anne et les autres pour ces bons moments...)
Bref, de quoi redonner de l'énergie et regonfler le moral et les envies. Du coup, tout cela est bien beau et bon, mais maintenant il faut regarder en avant. Et là, il va en falloir justement de l'énergie.
Les aventures de notre héroïne vampire et amnésique, Kath donc, ne sont pas encore finies. Le deuxième tome est en cours, avance, subit de nombreuses corrections au fur et à mesure que les personnages férus de leur indépendance, entraînent l'écriture vers de nouvelles directions. Mais je ne désespère pas de leur faire entendre raison et d'aller au bout de l'intrigue que j'ai prévue, d'ici cet été.
En parallèle, parce que suivre une seule histoire à la fois n'a rien de drôle, un second roman « historique et fantastique » approche de sa conclusion. Manuscrit presque terminé, corrections dans la foulée. Deux autres entamés (de la SF et du post-apo, parce que l'éclectisme des univers c'est bien), et l'année devant le clavier s'annonce bien occupée.
Surtout que, l'envie revenue, je retourne à mes premières amours et des pages de systèmes ou d'univers de Jeu de Rôle commencent à s'accumuler pour donner, ô merveille, quelque chose de presque cohérent. Entre les idées plus personnelles et les travaux pour les autres, là aussi de quoi faire. Tiens, parmi ces derniers, la sortie de la nouvelle édition de Grimtooth où j'ai eu le plaisir de libérer la composante sadique qui est en moi à travers un piège à grande échelle, et un scénario paru dans Casus Belli n°12 (« Jouvence »), ravi d'avoir pu reprendre contact avec ce milieu et les gens qui en font partie (en vrac, Géraud, Philippe, Thomas, Damien... c'est du bonheur de travailler avec vous).
Déjà de quoi faire. Et si le rythme d'apparitions des idées, des esquisses de projets et des « et si on faisait un truc ensemble » ne baisse pas, les heures de sommeil vont elles encore se réduire.
Tant pis, le retour du soleil et des barbecues, les petites fleurs et les bourgeons, tout ça...
Tant que le moral est bon...
Au taff ! C'est du plaisir !
mercredi 17 décembre 2014
Casus Belli : et de douze !
La nouvelle mouture de Casus Belli, le magazine des rôlistes qui ont connu l'époque des Renault Fuego et de la new wave, continue son bonhomme de chemin. Douze numéros parus depuis la joie exprimée à la sortie du (nouveau nouveau nouveau) numéro 1.
Et l'équipe poursuit son travail remarquable, améliore ici et là des choses, tente des trucs en change d'autres. Au final, le magazine a trouvé un vrai rythme de croisière, une formule dense et riche qui, pour moi, convient parfaitement et redonne envie chaque fois d'attendre fébrilement que le nouveau numéro arrive dans la boite au lettres (même si les abonnés dont je fais partie ont déjà reçu le pdf entre temps, mais c'est pas pareil...)
De plus, les derniers numéros n'ont même pas un retard critiquable par rapport aux dates annoncées. Incroyable ! :D
Bon, au sommaire de ce numéro 12, j'ai retenu :
- une longue et très intéressante interview de Monte Cook (D&D3, Numénéra...)
- un bâtisse et artifices sur les tranchées (année de commémoration oblige) très inspirant
- l'univers Gigant de l'ami Romain d'Huissier pour Chroniques Oubliées contemporain, qui donne vachement envie de jouer, là, tout de suite...
- des scénarios à placer à l'occasion
- des articles de fond qu'il me reste encore à lire, mais que j'ai appris à savourer avec un carnet de notes sous la main
- des critiques de jeu qui vont allonger la liste au Père Noël...
plein d'autres choses encore, il y a de quoi faire et largement de quoi tenir jusqu'au prochain opus.
Ah, sur un plan un peu plus personnel, il y a parmi les scénarios l'un d'entre eux écrit par moi-même. "Jouvence", une histoire de tromperie, d'intrigue et de choix moraux dans un univers celtisant, avec des caractéristiques pour Savage World, mais aisément adaptable à Keltia, Némédia, Légendes Celtiques (premières ou originelles si quelqu'un joue encore à celui-ci) voire même Pendragon.
Petite satisfaction personnelle, voilà donc que j'ai écrit un scénario pour chaque incarnation de Casus Belli. Non ? Sérieusement ? Et oui. C'est cool et ça fait plaisir.
Donc, si vous n'avez pas encore (re)succombé aux sirènes du magazine pour les vieux/moins vieux/nouveaux/ rôlistes passionnés, faites-moi confiance. Allez-y ! (si si, pour une fois, faites moi confiance...)
vendredi 5 décembre 2014
Retours sur la trilogie Coeur de Jade
Tout le monde le sait et vous le dira.
Dans une trilogie, ou une série de livres qui se suivent, on parle plus du premier tome que du deuxième qui reçoit plus de commentaires que le troisième.
Donc, soit moins de gens vont au bout de l'histoire, quelques-uns se perdent sans doute en route, soit les lecteurs font moins l'effort de chroniquer chaque ouvrage au fur et à mesure.
Avec la sortie du premier tome de Kath, j'avais envie de découvrir ce que les lecteurs de la trilogie "Coeur de Jade, Lame du Dragon", ceux qui sont allés au bout, disaient du troisième t dernier opus.
Du coup, petite recherche sur le net, si pratique, pour me rendre compte que l'éditeur avait déjà fait le travail (oui, je l'avoue, je n'avais jamais vérifié la revue de presse sur "L'éclipse des neuf lunes").
Et bien, à la lecture de ces retours, mon petit coeur est tout joyeux !
Je remercie donc tous ceux qui ont pris le temps, la peine et le plaisir (j'espère) de vivre l'aventure Coeur de Jade jusqu'à sa conclusion.
Au passage, l'ensemble de ces chroniques se trouve ici :
Matagot : L'éclipse des neuf lunes.
Attention ! Quelques (rares) révélation sur la conclusion de la saga, mais surtout le plaisir de constater que l'objectif est atteint (l'objectif ? Oui, celui d'avoir réussi à faire un peu rêver ceux qui ont partagé cette histoire avec moi)
Encore merci à vous tous !
Et pour les autres, j'espère que cela vous donnera envie de faire l'effort de découvrir l'intégralité de la saga...
et que autant de gens du coup parleront du tome trois que du tome un (oui, je sais, je rêve...)
Allez, au travail sur la suite de la trilogie "Kath".
Et promis, j'ai aussi des histoire en un seul tome dans mes tiroirs. Juré !
mercredi 5 novembre 2014
Kath : Les livres existent (et des gens les ont lus)
Et voilà ! Ils sont arrivés (tout frais, ce matin, avec la rosée)
Je tiens donc dans mes mimines fébriles les exemplaires de "Kath : renaissance" envoyés par l'éditeur. J'en profite, une fois de plus mais est-ce jamais trop , pour remercier Les éditions du Petit Caveau en regard du travail accompli à partir d'un simple manuscrit tout moche. Le résultat final est séduisant, avec une belle mise en avant de la superbe illustration de l'ami Jee.
Voilà une journée qui commence bien, content je suis.
Du coup, les livres dédicacés pour les pré-commandes et ceux destinés aux libraires ne devraient pas tarder à atteindre leur destination.
Et comme on en parle, ici et ailleurs, voilà l'occasion de partager les premiers retours des lecteurs. Quelques chroniques pour vous faire une idée :
L'article sur vampirisme.com
http://www.vampirisme.com/livre/valla-kath-tome-1-renaissance/
La bouquinerie de Mélusine
http://mabouquinerie.canalblog.com/archives/2014/10/20/30801876.html
L'univers des livres de Céline72
http://monuniversdeslivres.com/2014/10/22/kath-t1-renaissance-kristoff-valla/
Blandine, livrement Accrocs
http://www.tsuki-books.com/2014/10/kath-t1-renaissance-de-kristoff-valla.html
le blog d'Aelynah (attention, petit spoiler sur le début de l'histoire)
http://aelynah.skyrock.com/3232920973-Kath-tome-1-Renaissance-de-Kristoff-Valla.html
Merci à vous tous et toutes, rendez-vous bientôt pour la suite...
vendredi 10 octobre 2014
ANIMASIA 2014, c'est fini (et c'était très bien!)

Cette année, pour son dixième anniversaire, Animasia, le festival des cultures asiatiques, investissait l'immense Hangar 14 sur les quais de Bordeaux. Histoire de voir les choses en grand et de proposer encore plus possibilités au public venu nombreux (16 000 visiteurs, joli score).
Je n'avais pas mis les pieds sur ce salon depuis quelques années, et cette fois, c'est en tant qu'exposant que je m'y retrouve, histoire de présenter la trilogie « Coeur de jade, Lame du Dragon » pour cette édition orientée sur le thème de la Chine. Ça tombe bien.
Deux jours donc, passés à rencontrer le public, à discuter du livre et de biens d'autres choses, à rencontrer des gens intéressants, à échanger, à écouter, à regarder des démonstrations d'arts martiaux, à perdre sa voix dans le brouhaha et la climatisation. Bref, deux jours pleins et riches.
Bilan des plus positifs pour ma part, entre les retours de ceux qui avaient lu la saga et ont pris le temps de s'attarder pour en parler avec moi, et d'autres qui, attirés par la couverture (merci encore Marc !) ou alléchés par la présentation de l'histoire, sont repartis avec le livre sous le bras.
L'écriture reste un travail solitaire, enfermé dans son imaginaire, face au clavier. Ces salons sont une bouffée d'oxygène, une occasion de rencontrer les lecteurs, d'échanger des impressions, des idées, des moments riches et humains. Indispensables.
Sinon, il y avait plein de choses cette année encore à voir, entre les cosplays, les jeux, les boutiques, les fan arts, les concerts, les conférences, les... trop pour avoir le temps de s'arrêter partout. Ah si ! Une chose encore dont ça ne manquait pas : de la bonne humeur et de l'enthousiasme.
Et pour conclure, une pensée respectueuse et amicale, et un grand merci, à tous les bénévoles et l'équipe d'organisation : adorables et disponibles malgré la fatigue et le stress. Chapeau !
lundi 15 septembre 2014
"KATH : renaissance", c'est pour fin octobre
Et voilà !
La nouvelle vient de tomber aujourd'hui et je suis tout joyeux.
Je vous avez déjà parlé de "Kath : renaissance" et livré un petit extrait (si si, revenez en arrière. Ce n'est pas difficile à retrouver, on ne peut pas dire que ce blog soit très actif).
Donc, pour ceux qui ne suivent pas (les trois au fond de la classe, je vous connais), il s'agit du premier tome d'une nouvelle trilogie pour laquelle je suis en pleine écriture. Pour présenter le livre, voici le résumé de l'éditeur :
"
Les vampires : une espèce plus ancienne que l’humanité.
Kath fut leur reine après avoir mené la rébellion contre son père, le premier d’entre eux.
Aujourd’hui, elle sort d’un long sommeil et découvre un monde changé. Une grande partie de sa mémoire a disparu durant son enfermement.
De la Sibérie aux États-Unis, en compagnie de son vassal, elle traque les indices qui l’aideront à reconstituer le fil de son histoire qui se confond avec celle de l’humanité.
Lorsque l’historien Jess Andrews croise sa route, il cherche à en savoir plus sur la mystérieuse inconnue et lève peu à peu le voile sur un univers étrange…
"
Sortie prévue le 25 octobre (2014, je précise) et précommandes en cours sur le site de l'éditeur.
J'espère que ça donne envie.
Autant que la magnifique illustration concoctée par Jérôme "Jee" Huguenin qui a accepté de relever le défi. Encore une fois, il a réalisé un travail fantastique. Merci Jee, tu es un AS (et un ami) !
Tant que je suis dans les remerciements, une pensée pour mon éditeur, Petit Caveau qui croit en cette histoire et surtout me donne la chance de la partager et mes gentilles (et patientes) relectrices : Laurence, Stéphanie, Chrystel, Isabelle et Myu.
Comme quoi, si on pense souvent qu'écrire est un acte solitaire, aucun livre n'existerait sans une équipe derrière. Et moi j'aime le travail d'équipe.
Bien, plus qu'à guetter la sortie, travailler sur d'autres choses pour se changer les idées et surtout, surtout, finir de rédiger le tome 2 (Kath : décadence) avant de se mettre au tome 3.
Au taff !
mercredi 27 août 2014
Aventures Orientales
Alors, après plusieurs années d'absence, ce fut RPGers le week-end dernier, convention conviviale et sympathique du Sud Ouest. la manifestation a bien grossie, mais la bonne ambiance reste là et ce fut l'occasion de recroiser pas mal de monde.
Ce fut surtout l'occasion de tester "Aventures Orientales" en live.
Pour faire cours, lorsque mon ami Patrick (dit "le gascon") m'appelle en vacances pour organiser, une semaine avant, le déplacement, je me dis OK, mais surtout profitons-en pour tenter un truc : à partir d'une idée couchée sur le papier depuis un moment, voilà en une semaine un premier jet de "Aventures orientales", un petit jdr pour envoyer les joueurs dans l'univers des 1001 nuits, de Prince of Persia et autre décors inspirés de Bagdad la magnifique et du désert.
Je voulais des règles simples, faciles à expliquer et funs. Un univers fantastique et original mais avec suffisamment de poncifs et de références pour que les joueurs trouvent très vite leurs marques.
Sur ces deux points, mes cinq cobayes, qui ne savaient pas vraiment où ils mettaient les pieds, m'ont fait des retours positifs. Le système tourne, s'intègre vite et propose assez de souplesse pour soutenir les exploits les plus incongrus ou héroïques (l'évasion en tapis volant valait son pesant de cacahouètes.)
La création de personnages, rapide elle aussi, donne naissance à des personnages typés et dotés déjà d'une histoire incitant à les mettre en scène. UN autre bon point. Enfin, j'ai du faire des raccourcis dans le scénario, s'il propose une bonne base, il est peut-être trop riche pour une initiation, mais les situations variées et amusantes, plus les initiatives des joueurs, nous ont tous fait passer un bon moment.
Bon, ce n'est pas parfait, il y a des réglages à faire, le décor à retravailler, le scénario à revoir, encore des tests à mener, mais le premier contact est plus que positif. Une bonne base pour travailler. Et puis, n'est-ce pas le plus important?, une tablée qui s'amuse et prend du plaisir en jeu, cela valait la peine...
mardi 3 juin 2014
Merci Sir Jonny !
Un petit billet cette fois, juste pour me joindre aux nombreux hommages bien mérités qui fleurissent en ce moment et qui font penser que le tunnel sous la Manche n'est pas si long que cela.
Voilà, Monsieur Jonny Wilkinson quitte les terrains de rugby. Sir Jonny Wilkinson.
Il est de titre qui se porte plus ou moins bien, ce joueur exceptionnel le mérite amplement. Rugbyman doté d'un talent extraordinaire, on pense tout de suite au buteur hors pair, mais il ne faudrait pas négliger ses qualités de défenseur et sa maîtrise du jeu qui ont porté l'équipe nationale anglaise ou plus récemment le RC Toulon aux sommets du rugby. Il y a de très grands joueurs, Wilko fait partie de ceux qui sont juste au-dessus encore. Et il y a aussi le monsieur : exemplaire sur le terrain, tout le monde s'accorde à lui reconnaitre également cette qualité dans la vie. Pour avoir suivi sa carrière depuis des années, je suis bien enclin de les croire.
Alors, nous ne verrons plus sa tête blonde sur les pelouses, mais il reste les nombreux moments où j'ai pu admirer ce joueur (ou à râler contre ses performances quand il jouait dans l'équipe d'en face). Dans les deux cas, ce furent d'excellents moments. Il y a des gens comme cela qui font naitre des sourires et du respect. Et pour ces deux sentiments que Monsieur Jonny Wilkinson a toujours éveillé en moi, merci. Merci, Sir!
lundi 2 juin 2014
Histoires de... chevaliers chinois
Bon, le livre est sorti il y a déjà un moment, mais je n'en parle que maintenant parce que...
parce que, j'ai eu peu de temps avant, et pas l'inspiration et puis zut, je fais ce que je veux, c'est mon blog après tout !
Bref, le recueil de nouvelles "Dimension Chevalerie Chinoise" est paru aux éditions Rivière Blanche.
De quoi s'agit-il ?
Excellente question à laquelle je vais m'empresser de répondre.
Sous cette jolie couverture, vous découvrirez pas moins de 10 nouvelles prenant toutes pour thème des héros légendaires et chevaleresques de la Chine ancienne. Bon, vu le titre, je suppose que vous vous en doutiez.
Disons, pour aller plus loin, que vous lirez ici dix récits épiques mêlant fantastique, histoire et héroïsme, héritiers d'un genre encore mal connu en France mais très prisé en Asie : le wu xia pan (ou récit de sabres chinois).
Allons, vous avez sûrement vu "Hero" ou "Tigre et Dragon", vous voyez donc à peu près de quoi je parle. Sinon, deux préface particulièrmeent bien documentées vous aideront à y voir plus clair. Et donc, voici dix histoires prenant ce type de décors et de personnages hauts en couleurs. De la plus haute antiquité aux empire les plus récents, chevaliers redoutables, guerrières vengeresses, fantômes et démons s'affrontent entre mystères et combats spectaculaires.
J'ai pour ma part commis l'une de ces nouvelles (c'est aussi pour cela que je parle du livre, faut pas croire !), intitulée "le serment" et prenant place durant ma période de prédilection de l'histoire de l'Empire du Milieu : les Sept Royaumes combattants (pour ceux qui connaissent mon implication dans le JDR Qin, pas de surprise). J'y mets en scène le fameux tombeau du premier empereur, et ses statues d'argile, lors de sa construction... et révèle un bien étrange secret.
Je parlais du jeu Qin (édition du 7°Cercle), et ce n'est pas fortuit : Romain d'Huissier, co-directeur de cette anthologie, fait également parti des auteurs de ce jeu de rôle sur la Chine antique et m'a invité à participé au livre. Une fois de plus, ce fut un plaisir de travailler ensemble. L'autre co-directeur n'est autre que Nicolas Henry, sinophile notoire. Parmi les autres auteurs, quelques noms d'amis dont je suis bien content de retrouver la plume ici (Stéphane Treille par exemple) et d'autres que j'ai eu le plaisir de découvrir.
Dans tous les cas, je vous invite à parcourir les siècles de l'histoire de cette Chine si passionnante, à travers ces récits d'aventures et de magie qui tentent, à leur niveau, de rendre hommage à une littérature épique et d'une richesse inouïe;
Bonne lecture !
là : Dimension Chevalerie Chinoise
mercredi 12 mars 2014
Des vampires dans la ville.

Vampire City
Une couverture réussie, un joli bouquin agréable à lire. Un thème bien connu, peut-être trop, mais une approche différente.
Dans Vampire City, point de Meneur de Jeu, mais une interaction permanente entre les joueurs pour développer à la fois un décor, les codes de l'univers et une histoire autour. Parce qu'ici, les vampires sont ce que vous voulez qu'ils soient. Leurs forces, leurs faiblesses, leurs origines et leurs implications dans la société, tout est défini par les joueurs qui tracent ainsi un cadre commun avant le début des aventures.
Pour ce faire, une méthode précise les guide pas à pas et, en cas de désaccord, le système d'enchère permet d'imposer un choix. Attention cependant, si vous remportez une enchère, et donc orientez les choses dans la direction qui vous convient, votre mise est distribuée aux autres joueurs qui, mieux pourvus que vous désormais, pourront à leur tour appliquer leur vision et leurs envies.
En gros, autour d'une table où l'entente est bonne, il doit être aisé de construire rapidement un cadre de jeu plaisant pour chacun.
Ensuite, les personnages prennent vie (ou non-vie si vous avez décidé de faire de vos vampires des morts-vivants, ce qui n'est pas une obligation) de nouveau grâce à un processus parfaitement guidé et très clair. Là aussi, tout va très vite techniquement, le développement de la personnalité et de l'historique du vampire pouvant être la partie la plus longue de sa création, là aussi en interaction avec les autres joueurs.
Au final, on dispose donc d'un univers, de codes et de héros prêts à se lancer à l'aventure, les prémices des événements à venir ayant sans doute déjà été tracés pendant les discussions initiales.
Et les histoires alors ? C'est la même chose. Là encore, l'interaction entre les joueurs donne le ton, les orientations et les rebondissements de l'aventure. Un système bien trouvé permet de définir au départ des idées de scènes, un peu comme des titres de chapitres, de les arranger entre elles pour fournir une trame générale. À partir de là, chaque joueur prend en main l'une d'elles et agit comme une sorte de Meneur de Jeu pour cette partie de l'histoire. Les personnages interviennent, mais les joueurs peuvent également incarner alors des PNJ importants, apportant alors un autre regard sur l'histoire. Les enchères servent une fois de plus à résoudre les éventuels désaccords, à prendre la main sur la narration pour que, cela étant le but final, obtenir une histoire cohérente et amusante.
Le petit plus à mon avis ? Chaque joueur définit au départ un objectif personnel qu'il doit atteindre ou mettre en scène au cours du scénario. De quoi apporter des tensions, des interactions et des intrigues secondaires dans le décor initial.
Quelques exemples d'univers sont proposés, mais il doit être bien facile pour les joueurs de créer le leur, celui qui leur correspond le plus, d'une vision moderne et violente à la Roberto Rodriguez à une autre plus feutrée et sensuelle à la Dracula.
Bref, il y a dans Vampire City un énorme potentiel pour revisiter le jeu de vampires. La création d'un décor et des personnages étant un jeu en soi, la rapidité de mise en oeuvre et des illustrations inspirantes donnant très envie de tenter l'expérience.
Seule bémol, sans doute trop habitué à une approche plus classique du JDR, il m'a fallut relire deux fois les règles pour bien comprendre les implications de tel ou tel système. Vu le format du livre, cela ne nécessite pas non plus un temps trop important et une prise de notes sur la deuxième lecture a résolu l'affaire.
J'ai beaucoup aimé lire Vampire City et les possibilités qui s'en dégagent. En one shot ou pour une campagne, il propose tout ce qu'il faut pour se lancer dans la création et la découverte de son propre univers vampire.
D'ailleurs, et c'est l'idée de base, le contexte de Kath et de ses premiers-nés devrait pouvoir y être adapté sans guère de difficultés. J'y travaille.
lundi 6 janvier 2014
Kath : sortie en 2014
Bon, le contrat était signé depuis un petit moment déjà, mais j'attendais l'annonce officielle de l'éditeur pour partager la nouvelle.
Cette fois, c'est fait, écrit sur le planning de l'éditeur : le premier tome de la trilogie "Kath" (roman fantastique-contemporain avec une vision personnelle des vampires) sortira fin de l'été chez Petit Caveau
De la Sibérie à New York, un récit explorant les origines du mythe, les souvenirs imparfaits de Kath, première née et souveraine des vampires. Une histoire mêlant intrigues et aventures qui, je l'espère, donnera envie de lever le voile sur les mystères encore juste esquissés.
Et pour achever la bonne nouvelle, le livre paraitra sous une superbe couverture signée de Jérôme "Jee" Huguenin.
Merci à lui, ce fut une fois encore un plaisir de travailler ensemble et il a donné une image de Kath entre le sexy et l'héroïque. J'adore !
D'autres projets en cours devraient pointer le bout de leur nez cette année (romans et jdr). J'en reparlerai prochainement, une fois les choses plus claires, mais cela fait plaisir de voir deux ans de travail aboutir petit à petit.
Enfin, pour "Kath", l'idée d'essayer d'en faire un cadre de jeu pour "Vampire City" (jdr qui sort bientôt chez Pulp Fever) me titille bien... sans spoiler les tomes suivants, bien entendu...
jeudi 5 décembre 2013
Battletech facile !
Oulà ! Deux articles en une semaine, je vais aller prendre ma température...
Sérieusement, je en sais pas si c'est la fin de l'année approchant ou l'idée de rester bloquer quelques semaines sans pouvoir trop bouger, mais ça fourmille en ce moment.
Donc, samedi dernier, premier test en bonne compagnie (merci à mes "vieux" complices, Xavier et Alex) de ma version super-simplifiée-allégée-repensée-adaptée des règles de Battletech.
Pour ceux qui ne connaitraient pas ce grand classique, Battletech (originellement édité par FASA, traduit par Hexagonal puis Jeux Descartes) met en scène des combats de Machines géantes humanoïdes (pas des robots, il y a des pilotes) au XXXI° siècle. L'univers s'est énormément développé depuis la création du jeu, proposant un décor d'une grande richesse et d'une incroyable cohérence à travers une pléthore de suppléments.
J'avais sauté à sa sortie sur la première boite et ma passion pour Battletech ne s'est (presque) jamais démenti. Presque, car voilà des années que la boite, les figurines et les livres restaient sur leurs étagères (oui, il en faut plusieurs), ne la quittant régulièrement que pour une brève lecture nostalgique débouchant invariablement sur "whaou, comme j'aimerai rejouer, mais comme il y a trop de trucs à gérer et puis j'ai pas la place de poser toutes les fiches et plus l'envie de comptabiliser les points de blindage au pouillème près..."
Bref, la passion était toujours présente, mais plus le désir de passer plus de temps en gestion qu'en jeu.
Alors, il y a environ un an, est née la première version BT-KV (oui, mes fichiers de travail ont toujours un nom nul, mais si vous avez des idées,je suis preneur).
Un système de règles simples, reprenant pas mal d'éléments de l'original afin de faciliter la transition (les mouvements, coûts des terrains, organisation des lances...) et la totalité de l'univers, mais abordant le thème sur un mode simplifié pour privilégier l'aspect ludique au détriment de la simulation (d'un autre côté, simuler des combats de 'Machs au XXXI° siècle, bonjour les références réelles).
Aussi, en six pages, tableaux compris, j'ai sous la main un corpus de règles pour rejouer. Cool!
Premier test vendredi dernier, donc, sur deux scénarios basiques, mais qui posent les principes du système. Grosses prises de notes en cours de partie, quelques aménagement d'échelle, une nouvelle version depuis et tout ça nus parait pas mal. En tout cas, les deux technoguerriers présents pour l'inauguration ont eu l'air d'apprécier, au point d'envisager une petite campagne de mercenaires pendant l'invasion des clans.
En tout cas merci, à eux pour leurs conseils et commentaires, le jeu est meilleur depuis.
Enfin, puisque l'envie est là, je compte bien mettre l'année qui vient à profit pour convertir les suppléments et développer BT-KV (ou appelez le comme vous voulez).
Après tout, il reste l'infanterie, les blindés, les élémentaires, l'artillerie longue portée, le soutien aérien et bien d'autres trucs à mettre en scène pour profiter pleinement de l'univers de Battletech !
Bien entendu, si certains y trouvent un intérêt (et puis même sans, je fais ce que je veux, c'est mon blog), je compte bien mettre tout ça à disposition bientôt.
Une conclusion ?
Allumez les moteurs et armez les CAP ! Youpi* ! Sphère Intérieure, nous voilà !
* cri de joie pas très viril mais ô combien compréhensible !
samedi 30 novembre 2013
Nouveaux univers ?
Retour au clavier pour écrire du JDR
Voilà presque deux ans que je n'avais plus vraiment pris le temps d'aligner des signes pour un jeu de rôle. Pourtant, il s'agit sans aucun doute du domaine pour lequel j'ai le plus écris ces dix dernières années. Alors quoi ?
Il y a bien eu quelques textes entre temps, des contributions amicales pour d'autres auteurs, un scénario ici et là pour une convention ou un tournoi, une commande d'un petit éditeur pour un supplément qui « sortira un jour peut-être qui sait ? ». Mais rien en soi de suivi ou de véritablement abouti.
Marre du jeu de rôle ?
Je ne peux pas dire ça. D'abord parce que je lis toujours autant de livres de JDR, et ensuite parce que les productions actuelles continuent de m'enthousiasmer. Je guette avec plaisir les dernières sorties du 7°Cercle, de John Doe ou encore des XII singes, sans jamais être déçu. Et j'attends avec fébrilité leurs prochains jeux annoncés.
Sans compter les « petits » éditeurs fraîchement arrivés - tels Pulp Fever (vas-y Laurent, j'adore ce que tu fais !), la Boite à Heuh (qui m'a fait découvrir le jeu de rôle « autrement ») et bien sûr Lapin Marteau (Brand est grand !). De plus, j'arrive (à peu près) à poursuivre le rythme de deux parties mensuelles. Bref, j'aime toujours autant le JDR.
Non, ce qu'il a manqué, c'est avant tout du temps. Plusieurs romans à achever (arrivées prévues en 2014), la vie de famille et des contraintes autres, hop, il faut choisir des priorités.
Une baisse de motivation aussi. Après beaucoup m'être investi sur des gammes aussi prenantes que Qin et Yggdrasill entre autres, difficile de retrouver le feu sacré.
Manque de projets qui font « WHAOU ! » aussi sans doute. Des notes éparses prises ici et là, des dossiers et des idées classées depuis des lustres et l'impression qu'il y a plein de gens qui font ça très bien, l'envie de jouer à leurs jeux sans chercher à tout prix à faire « le mien ».
Donc, plus d'écriture de JDR depuis un bail.
Et puis, la vie est faite de cycles (philosophie de comptoir inside et gracieusement offerte par les Ivrognes Irrécupérables).
C'est d'abord la faute de Olivier « Akae » Sanfillipo (oui, je dénonce sans vergogne), illustrateur de talent et quelqu'un que j'apprécie énormément (oui mais après je flatte). Une discussion qui part dans tous les sens, quelques échanges de mails, une série d'illustrations qui ouvrent une fenêtre sur un univers, une envie de tester un format différent... Hop, j'ouvre un nouveau document et les signes s'enchaînent. Travail en allers-retours avec le jeune homme et les bases de la Geste des Dieux-Machines sont posées.
Cool ! Sauf que lui et moi fouettons d'autres chats en parallèle, et qu'après un premier jet, une pause survient et le débit se calme. Pas grave, le projet mûrit, évolue, la sieur Aldo arrive et pose les bonnes questions, la GDM reste bien présente, à portée de main. Dès que possible... (mon petit doigt me dit que ça pourrait bien se rapprocher).
Et puis, il y a peu, de nouveaux joueurs disponibles, une idée se construit autour de nos discussions. Envie d'un univers qui nous parle, d'une certaine façon de jouer... Pourquoi pas ? Tout cela rallume l'envie de ressortir un projet des tiroirs : Les Invisibles.
Les règles jetées à l'époque sont entièrement remaniées à la lumière de mes dernières lectures et des jeux qui m'ont fait bien cogiter sur l'interaction « système-univers-narration ». Le carnet où se mêlent des notes éparses est remis à jour et le monde se dessine. Les références et les enjeux éclaircis, je me retrouve avec un fichier (un brouillon) qui titille le désir de tester.
Allez ! Deux coups de téléphone, un rendez-vous et une soirée s'organise. Derrière un écran improvisé, avec une impression faîte à la hâte et déjà annotée, nous nous lançons. Et cette fois, je n'ai comme support que ce que j'ai écrit. Uniquement ce que, depuis deux ans, j'ai sorti de mon cerveau de rôliste.
Comme il n'est jamais désagréable de recevoir des fleurs, je vais m'en lancer (on n'est jamais mieux servi que par soi-même). Cinq heures de jeu, et un excellent moment. Des joueurs rentrant très vite dans l'ambiance, dans leurs personnages, dans les événements. Une introduction taillée sur mesure, une vraie interaction autour de la table, des questions qui poussent les joueurs en avant...
Bref, content.
Seul petit problème : pas un lancer de dés de la soirée. Donc pour tester le système, il faudra attendre la prochaine occasion.
Tout ça pour dire quoi ?
Et bien que le temps n'est pas plus présent, que les contraintes existent toujours, mais que, au fond, c'est cool de se remettre à imaginer un jeu de rôle. Juste pour le plaisir.
PS : les invisibles ? Qu'est-ce que c'est ?
Juste une question au départ : chaque année, des milliers de gens disparaissent dans le monde sans laisser aucune trace. Où vont-ils ? Que deviennent-ils ?
Et si ils étaient toujours parmi nous, ayant simplement « glissé » dans une réalité décalée. Un autre monde en parallèle du nôtre dont le coeur bat sous nos cités, avec ses propres règles et ses propres codes. Quelles interactions entre ces deux univers ? Que deviennent les proches laissés derrière vous ? Pourquoi ce glissement et qui tire les ficelle ? Quelle est donc la raison de cette guerre que se livrent les maîtres du sous-monde ?
Autant de questions posées aux héros des Invisibles.
Et oui, je l'admets, j'aime beaucoup Neil Gaiman...
PS2 : et la Geste des Dieux-Machines ?
Cherchez du côté des illustrations de Akae pour vous faire une idée. De toute façon, ce sera toujours une superbe ballade dans son univers graphique.
vendredi 19 juillet 2013
Des dieux, un privé et du whisky...
J'avais lu la première aventure du détective privé Jean-Philippe Lasser dans le recueil de nouvelles "Noir Duo" que l'un des deux auteurs (Philippe Ward, l'autre étant sa complice Sylvie Miller) m'avait confié un jour avec un sourire joyeux. Et j'étais tombé sous le charme.
J'avais ensuite eu la chance de lire quelques textes additionnels arrivés sur mon ordinateur par amitié. Et j'avais replongé avec délice dans cet univers de polar noir, fantastique mais non dénué d'humour.
Pensez donc, voilà le topo : dans les années trente, les dieux vivent toujours au milieu des hommes et le monde s'est développé autour de leur présence. Ils sont plus ou moins les maîtres du coin, dirigeant leurs fidèles au gré de leurs caprices et de leurs conflits divins. Si vous avez de la chance, ils vous dotent de quelques faveurs ou ils vous ignorent. Dans le cas contraire...
Le héros, un détective privé français nommé Lasser, vit donc au Caire, pays de tous les dieux à tête d'animaux. Il ne les aime pas vraiment, pour des raisons personnelles, et tant que les puissances divines oubliaient sa présence, tout allait pour le mieux dans le "pas si mal que ça" monde. Mais le jour où la fabuleuse Isis engage Lasser pour une enquête mêlant les intrigues de ses congénères, sa vie bascule. Et le voilà devenu, à son grand dam le (presque) très officiel détective des dieux.
Premier tome des aventures de Lasser, "Un privé sur le Nil" est un pur régal. On y découvre rapidement les origines du héros et les raisons qui l'ont conduit au Caire, mais très vite, on entre dans une série d'enquêtes plus étonnantes les unes que les autres. Bien entendu, toutes impliquent les dieux, leurs manigances, leurs cachoteries et leur mesquinerie, le personnage s'en sort rarement sans y laisser des plumes, mais tel un héros de Chandler, ni bleus ni bosses ne le feront renoncer. A la poursuite d'un manuscrit magique, d'un chat de concours ou du sexe d'Osiris, accompagné de sa très étonnante (et comme il se doit, très séduisante) assistante Fazimel, Lasser surnage entre périls divins, faux-semblants et coups du sorts rendant ses enquêtes passionnantes.
"Un privé sur le Nil" utilise tous les codes du roman noir, mais son univers décalé, la présence des dieux, ajoute un aspect fantastique et une touche d'humour qui font de ce mélange un plat savoureux.
J'ai avalé le premier tome, un sourire aux lèvres, des images plein la tête, un crayon dans la main pour prendre des notes (j'imagine déjà projeter quelques joueurs de jeu de rôle dans cet univers).
Mais surtout, je vais me jeter tout aussi vite sur le second tome paru : "Mariage à l'égyptienne". Les vacances ont du bon...
Pour finir, merci à ce duo d'auteurs pour cet excellent moment de lecture et de rêve. Bien sûr, je ne saurai trop vous recommander de, vous aussi, vous embarquer pour les rives du Nil et découvrir ses mystères.
" Lasser, un privé sur le Nil"
de Sylvie Miller et Philippe Ward, édition Critic
mardi 19 mars 2013
Coeur de Jade, tome 4

Un tome 4 ?
Et oui, Coeur de Jade revient dans une nouvelle aventure.
Pour les retardataires, Coeur de Jade est l'héroïne d'une trilogie que j'ai écrite il y a quelques années maintenant. Elle narre l'épopée héroïque d'une poignée de héros à travers la Chine Antique des Sept Royaumes Combattants. Les références au jeu de de rôle "Qin", édité par le 7° Cercle sont nombreuses, mais les romans, publiés aux éditions Nouvel Angle / Matagot, explorent leur propre trame.
Donc, de nombreux lecteurs, la dernière page du tome 3 refermée, m'ont posé la question : "Et après ?"
Quoi, et après ?
Pour moi, la trilogie se terminait avec sa propre cohérence interne, même si elle laissait les héros, et certains de leurs ennemis, face à un avenir des plus troubles.
D'un autre côté, j'avais déjà en tête, en mettant le point final, quelques idées et pistes de ce que ces personnages pouvaient devenir, de la manière dont les événements relatés les avaient fait évoluer.
Du temps est passé, d'autres projets se sont accumulés depuis, reléguant Coeur de Jade et ses compagnons au fond d'un tiroir.
Tiroir où je les ai retrouvés il y a peu.
Et voici donc un tome 4 qui se profile. Oh !, pas d'édition prévue ici, juste l'envie de partager ce récit avec ceux qui ont déjà exploré le Zhongguo en notre compagnie, ou le faire découvrir à d'autres.
Vous retrouverez donc les aventures de Coeur de Jade en ligne, en accès gratuit sur un blog créé à cette occasion et qui me servira, au fil des avancées, à proposer les chapitres du roman.
Pour en savoir plus, je vous renvoie donc au blog sobrement intitulé Coeur de Jade 4. Pour information, le titre de travail du document est "L'âme du Dragon".
Au plaisir d'arpenter à nouveau les Royaumes Combattants en votre compagnie.
kristoff
vendredi 15 mars 2013
Voilà.
J'en ai déjà parlé ici, l'exposition "Fées d'ici, Fées d'ailleurs" a rassemblé de nombreux artistes illustrateurs pour lesquels j'ai eu le plaisir de créer 36 textes, 36 portraits de fées tantôt cocasses ou drôles, tantôt tendres ou mignons.
Et bien ce projet aboutit aujourd'hui à l'édition d'un livre, bien plus qu'un simple catalogue d'expo. Vous pourrez parcourir l'ouvrage normalement ou vous livrer à un jeu de piste à travers ses pages afin de découvrir l'univers de nos 36 petits êtres et leurs interactions. Sans oublier le carnet de voyage à découper...
Livre d'art, livre jeu, "Fées d'ici et Fées d'ailleurs" va vous entrainer dans un voyage merveilleux en Faërie.
Je suis ravi d'avoir pu participer à ce superbe projet mené par mes amis des éditions PAPIER BAVARD (Delphine et Yohann, grands rêveurs entre tous).
Je vous invite donc à découvrir tout ceci grâce à ce petit film de présentation, ICI.
Le livre sera disponible en Avril.
A bientôt en Faerie.
kenavo Kristoff
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